La tradition de Pâques à Loos est liée au culte de Notre Dame de Grâce auquel est consacrée l’église paroissiale. L’affluence des pèlerins à Loos, le lundi de Pâques, est un usage très lointain qui remonte des profondeurs de la tradition populaire. Une statue miraculeuse en est la source. Elle avait été dissimulée par les religieux de l’abbaye fondée par saint Bernard en 1147, au creux d’un arbre. Découverte, selon la légende, par un jeune chasseur nommé Maurice, elle devint très rapidement un objet de vénération pour des milliers de croyants accourus de toute la région du Nord et même des contrées les plus lointaines. L’ouvrage de Charles Liagre « le culte de Notre Dame de Grâce à Loos » en retrace le récit de manière complète, depuis ses origines : les transformations du sanctuaire de la madone qui n’est d’abord qu’une clairière autour du tilleul où s’abrite la statue ; une petite chapelle lui succède, puis une autre plus vaste mais trop petite pour contenir le flot toujours croissant des pèlerins. Survient la Révolution qui, malgré ses ravages, ne parvient pas à se saisir de la « sainte image » sauvegardée par des fidèles qui la restituent ensuite pour qu’elle prenne la place d’honneur dans l’église paroissiale.
La tradition, chez les lillois, d’aller le lundi de Pâques faire le pèlerinage de « Pâques à lô » fut si suivie qu’à certains moments, les forains attirés par la foule, couvraient les trottoirs des rues. Pâques à Loos, tradition religieuse, donna progressivement naissance à une fête plus populaire ainsi qu’à une braderie célèbre dans la région.
Le culte demeure mais de nouveaux « pèlerins » viennent aussi faire leurs pâques dans notre commune de manière bien différente. Fidèles, promeneurs ou commerçants, chacun, c’est bien connu , trouve à Pâques à Loos ce qu’il recherche !….